Un jour ou l'autre, d'une manière ou d'une autre, à toi ou à un autre, je devrai répondre.
Mais ma langue s'épaissit de mauvaises hebres. Comme chaque fois une ombre passe à travers un battement de coeur, il essaye de lui enlever son masque. Mais je ne peux pas...
Des fois, dans la nuit, je m'assois comme si j'étais
morte.
J'ai parfois l'impression qu'une explosion a fracassé les morceaux déchirés qu'il restait de mon âme. Des fois aussi, je vois des lumières scintillantes autour de moi.
C'est là que je me le demande, suis-je devenue aussi faible ?
Mes jambes sont entravées. Je préfère continuer, en prétendant que je n'ai rien remarquer.
C'est une maladie idiote. Peut-être, mais rusée, une vraie garce. Si si, je vous assure.
C'est quand il fait sombre, assise dans cette chambre que je prend conscience de
cette infection.
La peur prend de plus en plus d'ampleur, se mélangeant parfois au goût du risque. Je me sers d'un quelconque prétexte, chaque petite passion qui arrive. Même si je n'ai qu'une infime chance.
Alors je cherche ces foutus morceaux fracassés de mon âme... tout autour de moi.
Je cherche aussi ceux de mon coeur, mais eux ils doivent être trop insignifiant, trop infime, trop minucule pour être retrouvés. J'ai toutes les nuits devant moi, je les trouverai... Après tout de dit-on pas que la folie fait vivre ? Qu'il est doux d'être folle.
Mais j'ai de la chance. Je n'ai pas besoin d'avoir de force pour ça, même avec les jambes flageolantes... j'arrive à marcher à quattre pattes.
Alors... Quelqu'un a-t'il de la colle ?